La Fondation Jasmin cheval de Troie de la normalisation avec l'ennemi sioniste ?

Soumis par admin le sam 19/10/2019 - 01:22
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La Fondation Jasmin a participé à la conférence de normalisation avec l'ennemi sioniste intitulée « Menaces non traditionnelles et sécurité en Méditerranée » qui s'est tenue à Tunis du 14 au 17 octobre 2019.  Elle a été représentée par sa directrice Tasnim Chirchi, la fille de Rached Ghannouchi président-fondateur du parti politique Ennahdha.

La Campagne Tunisienne pour le Boycott Académique et Culturel d'Israël (TACBI) a appris dans un article publié le 14 octobre 2019 sur le site web de la Fondation Jasmin qu'elle travaille depuis des mois sur un projet sur « les moyens d'activer les approches de sécurité humaine en Tunisie ». Son département de recherche « Tadbir » met en œuvre un projet intitulé « Vers des moyens plus efficaces d'aborder la problématique sécuritaire en Tunisie » en partenariat avec le Centre d'études stratégiques sur le Proche-Orient et l'Asie du sud, un des deux organisateurs de la conférence de normalisation. Le projet se déroule dans deux autres pays arabes, en plus de la Tunisie, à savoir le Liban et la Jordanie. 
 
تبنّت مؤسّسة الياسمين مشروعا بحثيّا حول سبل تفعيل مقاربات الأمن الانسانيّ في تونس
 
ينفّذ القسم البحثيّ للمؤسّسة “تدبير” مشروع “نحو سبل أكثر فاعليّة لمقاربة الأمن في تونس” بالشراكة مع معهد غرب آسيا وشمال افريقيا وبدعم من المنظّمة العلميّة الهولنديّة للبحث العلميّ، ويقام المشروع في بلدين عربيّين آخرين إضافة إلى تونس وهما لبنان والأردن
 
Le Centre d'études stratégiques sur le Proche-Orient et l'Asie du sud est une institution du département de la Défense des États-Unis, dirigé par le Général à la retraite LTG Terry A. Wolff qui a servi trois fois en Irak.
 
Dans le cadre de son partenariat avec ce centre d'études stratégiques américain sur la problématique du conflit et de la sécurité humaine, la Fondation Jasmin a recruté des chercheurs à temps plein, « spécialisés en sciences sociales, ou politiques avec une spécialisation en politiques publiques ou dans les questions relatives à la sécurité humaine ». L'offre d'emploi a été publiée sur le site web de la Fondation le 5 juin 2018.  Les candidats devaient avoir une « expérience de la conception, de la direction et de l’analyse d’activités de collecte de données qualitatives et quantitatives, y compris des focus groupes, entrevues, suivi direct, engagement des intervenants, observation des participants, entrevues en profondeur, entrevues de groupe, sondages et approches mixtes », tout un programme !
 
Pour mieux comprendre le but et les enjeux de ce projet, il faut le rapprocher du thème général de la conférence « Menaces non traditionnelles et sécurité en Méditerranée » qui s'est tenue récemment à Tunis :
 
Les approches méditerranéennes en matière de sécurité varient considérablement d'un État à l'autre, de même que leurs perceptions de la sécurité qui semblent différentes ou parfois contradictoires. Cependant, les défis qui affectent directement la sécurité humaine sont communs à tous les pays méditerranéens. Les décideurs politiques sont bien conscients des menaces posées par le terrorisme et les conflits civils. D'autres questions, tels que l'énergie, l'approvisionnement en eau et en nourriture, le changement climatique et les migrations, ne sont pas souvent considérées comme des questions de «sécurité» méritant la même attention. Étant donné l’interdépendance des questions de sécurité précitées, il est urgent de mieux articuler les liens entre « sécurité douce » et « sécurité dure », de remédier aux causes profondes de l’instabilité dans la région et de se concentrer sur les possibilités de coopération et de collaboration régionales. À cette fin, le Centre d'études stratégiques sur le Proche-Orient et l'Asie du sud (NESA) et l’Institut européen de la Méditerranée (IEMed) invitent des experts de la région à partager leurs points de vue, les meilleures pratiques nationales et à proposer des solutions régionales.
 
La Fondation Jasmin semble donc très engagée dans ce projet normalisateur « Menaces non traditionnelles et sécurité en Méditerranée ». Le Centre d'études stratégiques sur le Proche-Orient et l'Asie du sud du département de la Défense des États-Unis l'a visiblement choisie comme partenaire en Tunisie pour mener ses enquêtes de terrain.
 
Nous renouvelons notre appel aux nouveaux représentants élus du Peuple tunisien et à la justice à se saisir de cette affaire pour faire toute la lumière sur ce projet de normalisation avec l'ennemi sioniste, sur les organisations nationales et internationales qui l'auraient facilité de près ou de loin et sur les financements qui ont servi à sa mise en œuvre.
 
La Campagne Tunisienne pour le Boycott Académique et Culturel d'Israël (TACBI).
 
 
PS. TACBI a sauvegardé les pages web de la Fondation Jasmin mentionnées dans cet article sur web.archive au cas où elles seraient effacées : article du 14 octobre 2019, offre d'emplois du 5 juin 2018