Premier anniversaire de la Campagne Tunisienne pour le Boycott Académique et Culturel d'Israël (TACBI)

Soumis par admin le lun 07/01/2019 - 10:44
BDS
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Dossier de presse diffusé lors de la Conférence de presse du mardi 08 Janvier 2019  au siège de l’UGTT à Tunis, organisée par TACBI et l'UGTT.

Résumé

TACBI est la branche tunisienne de la Campagne internationale pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) qui s’inscrit dans le cadre de la campagne internationale Boycott, Retrait des Investissements et Sanctions contre Israël (BDS). Celle-ci est née de l’appel de la société civile palestinienne du 9 juillet 2005, sur le modèle du mouvement anti-apartheid sud-africain. Elle vise à intensifier la pression économique et politique sur l’entité sioniste jusqu’à ce qu’elle reconnaisse les droits inaliénables du peuple palestinien et se conforme entièrement aux préceptes du droit international. Ses succès spectaculaires, principalement aux Etats Unis et en Europe, lui ont valu d'être qualifié de « menace stratégique de premier ordre » pour Israël par le président israélien Reuven Rivlin.

 

  L’Appel Tunisien pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël a été lancé le 14 janvier 2018 par une centaine de professeur-e-s universitaires, d’artistes et de membres de la société civile (http://tacbi.org/appel-tacbi). Il vise notamment à lutter contre les progrès de la normalisation rampante des relations du monde arabe avec l’État colonial sioniste.

 

Points forts de TACBI en 2018

 

  1. Le 15 mai, à l'occasion du 70ème anniversaire de la Nakba, l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) rejoint le mouvement BDS.
  2. En août, une campagne citoyenne organisée conjointement par TACBI et l’UGTT a conduit la compagnie maritime israélienne ZIM à fermer ses routes maritimes vers la Tunisie. TACI a en effet révélé que ZIM exploitait une ligne maritime régulière entre Haïfa (port de l'Israël d'aujourd'hui) et Radès (Tunisie) via le port de Valence (Espagne). Le Comité National du BDS en Palestine (BNC) a estimé que c’est « la première victoire de la sorte dans le monde arabe ».  La demande de TACBI et l'UGTT d'ouverture d'une enquête parlementaire sur les véritables activités de ZIM en Tunisie, ainsi que sur ses partenaires tunisiens et étrangers, est restée lettre morte.
  3. Le 3 octobre, l'UGTT et TACBI ont honoré Ahed Tamimi et sa famille et, à travers eux,  tous les prisonniers politiques palestiniens détenus en Israël, en violation flagrante du droit international, dont beaucoup sont en « détention administrative » (c’est-à-dire emprisonnés sans inculpation ni procès).
  4. Le 17 novembre, TACBI a fortement condamné le lancement d'une section tunisienne de la Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme (LICRA), une organisation Française connue pour son soutien inconditionnel à l’Etat colonial sioniste. Ces révélations ont déclenché une mobilisation citoyenne qui a abouti à la démission de certains membres du bureau de LICRA-Tunisie, mais la vigilance reste de mise afin d'obtenir le retrait du visa accordé à cette filiale tunisienne d'une organisation pro-sioniste et anti-palestinienne.

 

Dossier de Presse

 

Deux événements majeurs ont marqué la vie des Palestiniens en 2018 :

 

  • La décision du Président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël : ce qui revient à accorder à Israël le contrôle de la ville, ce qui contrevient au droit international et au consensus qui s’est fait autour de cette question ; même si cela n’est guère étonnant de la part d’une administration américaine xénophobe et raciste qui rompt avec des décennies de politique américaine respectueuse du statut particulier de Jérusalem. Cette décision a été prise avec la complicité, voire la bénédiction de certains régimes arabes qui ne cachent même plus leur volonté de normaliser leurs relations avec l’État colonial sioniste.

 

  • La Grande Marche du Retour, à savoir la vague massive de manifestations organisée par les Palestiniens de la bande de Gaza depuis le 30 mars de cette année, le Jour de la Terre, qui marque les événements du 30 mars 1976 : la police israélienne avait tué par balle six citoyens palestiniens d’Israël qui protestaient contre l’expropriation des terres de leur peuple par le gouvernement israélien. Les manifestants demandent donc le droit pour les réfugiés palestiniens de retourner dans leurs villages et dans les maisons dont ils ont été expropriés par Israël. Ils protestent aussi contre le strict blocus imposé à la bande de Gaza depuis 11 ans. Les manifestations ont atteint leur paroxysme le 14 mai 2018, jour du déménagement de l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, à la veille du 70e anniversaire de la Nakba, date qui marque l'expulsion et la dépossession de leurs terres de centaines de milliers de Palestiniens en 1948 et 1949, au moment de la création de l'État d'Israël. L’armée israélienne a tué 59 Palestiniens qui manifestaient pacifiquement ce jour-là. La documentation du Centre de défense des droits humains al Mezan montre que depuis le début du mouvement le 30 mars 2018, 251 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza. Parmi les victimes, 175 ont été tuées au cours des manifestations, dont 34 enfants, une femme, deux journalistes, trois ambulanciers paramédicaux et six personnes handicapées, dont un enfant. En outre, 13178 personnes ont été blessées, dont 2622 enfants, 564 femmes, 149 ambulanciers paramédicaux et 138 journalistes. Parmi les blessés, 7272 ont été touchés par des tirs, dont 1291 enfants et 148 femmes. L’armée d’occupation continue de garder les corps de 11 personnes, dont trois mineurs.

 

 

A- Appel Tunisien pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël

 

L’Appel Tunisien pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël, lancé le 14 janvier 2018 à l'occasion du 7ème anniversaire de la Révolution tunisienne, se veut une réponse salutaire aux progrès de la normalisation rampante des relations du monde arabe avec l’État colonial sioniste et au pessimisme et à la résignation de nos concitoyens. Environ 150  professeur-e-s universitaires, artistes et membres de la société civile l’ont signé (http://tacbi.org/appel-tacbi). De manière plus générale, les universitaires et artistes tunisien-ne-s ont souhaité répondre à  l’appel de la société civile palestinienne au Boycott, au Retrait des Investissements et aux Sanctions contre Israël (BDS).

 

En effet, le 9 juillet 2005, la plus large coalition de la société civile palestinienne a appelé au boycott, au désinvestissement et à des sanctions contre Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international et aux principes universels des droits de l’homme. Cet appel a été initialement signé par plus de 170 organisations palestiniennes représentant les trois principales composantes du peuple palestinien: les réfugiés en exil, les Palestiniens sous occupation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, et les citoyens palestiniens discriminés en Israël. Il a par la suite donné lieu à un mouvement international (BDS) dans lequel s’inscrit la Campagne Tunisienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (TACBI).

 

Inspiré par le mouvement anti-apartheid sud-africain, la campagne internationale BDS, pilotée par la société civile palestinienne, vise à intensifier la pression économique et politique sur Israël jusqu’à ce qu’il reconnaisse les droits inaliénables du peuple palestinien et se conforme entièrement aux préceptes du droit international :

  • en mettant fin à l’occupation et la colonisation des terres palestiniennes et en démantelant le Mur de séparation; 
  • en reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens palestiniens d’Israël à une complète égalité (les Palestiniens qui ont résisté au nettoyage ethnique durant la Nakba de la création d’Israël en 1948) ;
  • en respectant, protégeant et favorisant les droits des réfugiés palestiniens à recouvrer leurs maisons et leurs biens comme le stipule la résolution 194 de l’ONU.

Le journal britannique le Guardian a publié un excellent article sur ce mouvement intitulé « BDS : comment un mouvement non-violent controversé a transformé le débat  israélo-palestinien » dont une traduction française est disponible sur le site de TACBI.

 

Au sein du Comité National Palestinien de BDS, la Campagne internationale pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) est chargée de superviser les aspects de BDS qui concernent le boycott académique et culturel. Elle s’est positionnée depuis 2004 pour le boycott des institutions israéliennes académiques et culturelles, puisque celles-ci sont directement ou indirectement complices du système israélien d’oppression qui refuse aux Palestiniens les droits fondamentaux que leur garantit le droit international, ou pose des obstacles à l’exercice de ces droits, notamment la liberté académique et le droit à l’éducation.

 

En 2015, plus d'un millier de personnalités culturelles du Royaume-Uni ont signé un engagement de boycott culturel. Des initiatives en matière de BDS ont été lancées à Montréal, en Irlande, en Afrique du Sud, en France, en Suisse, au Liban, aux États-Unis, entre autres. Parmi les personnalités culturelles qui ont endossé le boycott culturel d'Israël, citons le regretté Stéphane Hessel (survivant de l'Holocauste et contributeur à la Déclaration universelle des droits de l’homme), Chuck D (rappeur, producteur de musique et éditeur américain), Roger Waters (cofondateur du groupe de rock  Pink Floyd), Talib Kweli (rappeur américain), John Berger (écrivain engagé britannique), Arundhati Roy (écrivaine et militante indienne), Iain Banks (écrivain écossais), Judith Butler (philosophe américaine et professeure à l'Université Berkeley), Naomi Klein (journaliste, réalisatrice et altermondialiste canado-américaine), Ken Loach (réalisateur britannique), Alice Walker (écrivaine et une militante féministe américaine), Angela Davis (militante des droits de la personne et professeure de philosophie américaine), Mira Nair (productrice et réalisatrice indo-américaine), Mike Leigh (metteur en scène de théâtre et réalisateur anglais) et bien d’autres.

 

Des milliers d'universitaires en Afrique du Sud, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Inde, en Suède, en Irlande, au Brésil, en Belgique, en Italie et ailleurs ont signé des déclarations de soutien au boycott académique d’Israël, dont le chimiste américain et lauréat du Prix Nobel de chimie en 2018 George Smith.

 

TACBI, qui est donc la branche tunisienne de PACBI, appelle l’ensemble des forces démocratiques tunisiennes et la société civile à adhérer à l'appel de BDS :

  • en s’opposant à la normalisation des régimes arabes qui entretiennent des liens officiels ou officieux avec Israël, en exerçant une pression effective pour arrêter toutes relations diplomatiques, sécuritaires, économiques, touristiques, culturelles et sportives avec l'Etat colonial sioniste et ses représentants;
  • en intensifiant les campagnes de boycott arabes en cours contre Israël et ses compagnies, et les compagnies internationales impliquées dans les crimes israéliens, particulièrement à Jérusalem, comme la compagnie de sécurité G4S, Alstom spécialisée dans les transports ferroviaires, Hewlett-Packard (HP), Caterpillar, Hyundai Heavy Industries et Volvo impliqués dans la démolition de maisons et la construction de colonies, et l’entreprise pharmaceutique israélienne TEVA;
  • en contribuant activement aux campagnes internationales pour la libération des prisonniers politiques palestiniens détenus en Israël, en violation flagrante du droit international, dont beaucoup sont en « détention administrative » (c’est-à-dire emprisonnés sans inculpation ni procès).

 

B- Points forts de l'année :

 

1 - L'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), la principale centrale syndicale de Tunisie avec 750 000 adhérents, rejoint le mouvement BDS à l'occasion du 70 anniversaire de la Nakba, le 15 mai 2018, qui correspond cette année à l’apogée de la Grande Marche du Retour. Cette adhésion constitue un renfort de taille pour le mouvement BDS dans le monde, tout particulièrement  pour TACBI en Tunisie.

 

Suite à la reconnaissance par Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël, l’UGTT a organisé le 20 janvier, à Tunis, un Forum Syndical International de Soutien et de Solidarité avec la Palestine, à l’occasion de son 72ème anniversaire. Plus de 50 syndicats à travers le monde et de nombreuses organisations de la société civile ont pris part à ce forum. De nombreux participants au Forum ont appelé au BDS, notamment Hael Al Fahoum, l’ambassadeur palestinien en Tunisie, Azzam al Ahmad, membre du Conseil législatif palestinien, Shaher Saad, président de la Fédération générale des syndicats palestiniens et Ivar Ekeland, trésorier et ancien président fondateur de l’AURDIP, branche française de PACBI.

 

2 - L'affaire ZIM constitue le plus grand achèvement de TACBI pour sa première année. Le 31 juillet, TACBI apprenait que le Cornelius A, navire exploité pour le compte de la compagnie de transport maritime israélienne ZIM, devait accoster au port de Radès le 5 août. Le navire appartient à l’armateur turc Arkas avec lequel ZIM a conclu un accord de partage de navires (Vessel Sharing Agreement). Le Cornelius A avait déjà fait des escales régulières à Radès entre septembre 2017 et juillet 2018. Ces voyages s'inscrivent dans le cadre d'une ligne maritime régulière de ZIM entre Haïfa (port de l'Israël d'aujourd'hui) et Radès via le port de Valence. La première partie du trajet, entre Haïfa et Valence, est assurée par un bateau ZIM, tandis que la seconde, entre Valence et Radès, est confiée au navire battant pavillon turc. 

 

Depuis sa fondation en 1945, l'entreprise de transport maritime israélienne ZIM a déplacé en Palestine occupée des centaines de milliers de colons sionistes du monde entier pour soutenir directement et faciliter le processus de nettoyage ethnique en déplaçant les Palestiniens de leurs terres et en les remplaçant par les colons sionistes. Cette société a également joué un rôle important dans le transfert d’armes et de matériel à l’armée d’occupation pour les utiliser dans ses guerres et massacres contre le peuple palestinien et les peuples arabes.   

 

Ces révélations faites par TACBI ont donc déclenché une mobilisation citoyenne encadrée par l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) et saluée avec reconnaissance par les principaux syndicats palestiniens. Celle-ci a finalement eu raison des deux tentatives du Cornelius A d'accoster à Radès. L’entreprise ZIM a même dû suspendre, pour une durée indéfinie, ses activités commerciales dans ce port. Le Comité national palestinien pour le boycott, le désinvestissement et des sanctions (BNC) estime que c’est « la première victoire de la sorte dans le monde arabe ».  

 

TACBI a aussi révélé que ZIM avait régulièrement utilisé non seulement les services du Cornelius A d'Arkas, mais aussi ceux d'un navire battant pavillon caribéen, l’Allegro, pour transporter des marchandises entre Haïfa et Radès, aussi bien en import qu’en export. Ce bateau a effectué des tournées régulières vers Radès, et ce depuis des mois, voire des années, dans le cadre du programme ZIM.

 

TACBI a adressé des lettres de mise en garde à Arkas Tunisie et à All Seas shipping Agency qui auraient pu assurer le rôle d’agent local de ZIM ou de sociétés de transport maritime qui lui sont liées par des accords de partenariat ou de partage de vaisseaux.

 

Depuis le début de cette affaire, et face à l’inaction manifeste du gouvernement, TACBI et l'UGTT demandent l'ouverture d'une enquête parlementaire afin que soient révélées les véritables activités de ZIM en Tunisie ainsi que celles de toutes les entreprises tunisiennes et étrangères qui facilitent son travail et utilisent ses services. Cette commission avec toutes les prérogatives reconnues par la loi pourrait ainsi accéder aux documents de tous les voyages organisés par ZIM en Tunisie, en particulier, aux manifestes (i.e. le détail de la cargaison) détenus par l'Office de la Marine Marchande et des Ports (OMMP), ainsi qu'aux documents détenus pas les douanes tunisiennes.

 

3 - L'UGTT et TACBI ont honoré Ahed Tamimi et sa famille le 3 octobre 2018, soit 33 ans après le massacre sioniste contre le QG de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) à Hammam Chott, jour pour jour.    

 

Cette visite s’inscrivait dans le cadre d’une tournée internationale visant à témoigner de l’oppression, de l’injustice et des traitements dégradants que subissent régulièrement les Palestiniens et pour dénoncer l’impunité totale des crimes commis par l’Etat sioniste. En honorant ainsi Ahed Tamimi et sa famille, ce sont tous les prisionnier-e-s politiques palestinien-e-s que l’UGTT et TACBI ont mis à l’honneur.

 

Ahed Tamimi a conclu son intervention au siège de l’UGTT en appelant les peuples de tous les pays à faire pression sur leurs gouvernements pour qu'ils soutiennent la cause palestinienne, car seuls les peuples peuvent changer la donne : il s'agit précisément du principe fondateur de la Campagne internationale BDS , qui s'appuie principalement sur le rôle de la société civile dans toute action pour faire avancer cette cause. Jounaïdi Abdeljaoued a prononcé un discours à cette occasion au nom de TACBI.

 

4 - La Campagne Tunisienne pour le Boycott Académique et Culturel d'Israël (TACBI) a fortement condamné le lancement d'une section tunisienne de la Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme (LICRA), une organisation française connue pour son soutien inconditionnel à l’État d’Israël, sous couvert de lutte contre l'antisémitisme.     

 

La LICRA Tunisie s'est choisie un nom qui l'inscrit clairement dans le sillon de son homologue française. Dans un article publié sur son site web en date du 8 novembre 2018, la LICRA France a en effet officiellement présenté la LICRA Tunisie comme étant sa section tunisienne. Ce texte qui a été effacé depuis mais n'a jamais été démenti, a été sauvegardé par TACBI sur web.archive. Il indique la date de la conférence de presse inaugurale de la LICRA Tunisie (le samedi 10 novembre 2018), la date d'enregistrement au journal officiel tunisien (le 22 janvier 2018), mais aussi la composition de son bureau et une liste de ses objectifs, ce qui serait pour le moins étrange s’il n’existait aucun lien entre ces deux associations…

 

Des membres démissionnaires du bureau de la LICRA Tunisie ont reconnu que la LICRA Tunisie a signé une convention officielle avec la LICRA France mais ils ont refusé de rendre publique cette convention.

 

TACBI a par ailleurs dévoilé une nouvelle preuve des liens de filiation qui existent entre la LICRA Tunisie et la LICRA France. Selon la déclaration publiée au journal officiel tunisien, la présidente de la LICRA Tunisie est Madame Mona Tekia. Or l'association a présenté dans ses communiqués Monsieur Achref Sallami comme étant son président. Il est ainsi le signataire de plusieurs communiqués, et son nom apparaît aussi dans le communiqué de la LICRA France du 8 novembre qui a été effacé depuis. Mais le nom de Madame Mona Tekia apparaît aussi sur le site de la LICRA France, précisément comme étant la présidente de sa section en Tunisie (information consultée le 30 novembre). Cette page a été sauvegardée par TACBI sur web.archive au cas où elle serait modifiée ou effacée. Pour ajouter encore à la confusion, Madame Mona Tekia serait domiciliée en Suisse selon la LICRA France...

 

Ahmed Abbes, coordinateur de TACBI a interpellé Habib Kazdaghli, qui a été présenté par la LICRA France comme le Président d'honneur et responsable de la commission « histoire et mémoire » de sa section tunisienne, dans une lettre ouverte restée sans réponse.

 

Dans sa conférence à la Fête de l’Humanité à Paris, en septembre 2017, Richard Falk a déclaré que « le BDS n’est pas seulement un instrument essentiel pour changer les relations de pouvoir, mais aussi le seul instrument viable pour le faire en ce moment. Et toute personne ressentant un sentiment de responsabilité pour libérer le peuple palestinien de l’épreuve dont il souffre quotidiennement n’a aucune excuse pour ne pas soutenir le BDS ».  A bon entendeur !